Balalaika Vice Présidente

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Posté le: Mer Fév 06, 2008 3:45 pm Sujet du message: Dorohedoro |
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Dorohedoro de Q. Hayashida
Synopsis:
"Caïman, victime de l'expérience d'un magicien se retrouve amnésique. Pire, son visage ressemble à celui d'un gros reptile. Bon gré mal gré, avec l'aide de son amie Nikaido, Caïman tente de retrouver le responsable de son état. La chasse au Mages commence alors pour eux dans leur ville de Hole. La tache n'est pas facile, les Mages sont dangereux et vivent surtout dans un autre monde. Ils ne viennent que dans Hole, grâce à des portes spatio-temporelles, pour tester leurs expériences.
Pire, En, un des grands chefs Mage, décide de mettre fin aux actions de Caïman et Nikaido et envoie deux mages puissants s'occuper de leur cas."
Critique:
"Dorohedoro est une perle rare comme on en aimerait en voir plus souvent sur les étals des libraires. Le formatage des oeuvres, les codes graphexologique et scénaristique sont ici aux antipodes de ce que l'on voit actuellement. Bref, vous l'aurez compris, Dorohedoro est tout sauf un manga formaté, Dorohedoro est une bombe.
L'univers développé par Q. Hayashida surprend au premier abord. Hole se présente comme une immense décharge, un peu à l'image de Gunnm. Le monde des Mages pourrait lui aussi être comparé avec celui de Zalem. En effet, la population de Hole n'est rien de moins qu'un vaste terrain de jeu et d'expériences pour les Mages. Les habitants de Hole sont dans la majorité désabusés et vivent leur vie au jour le jour sans espoir d'amélioration. Travail pourri et peu généreux, ville dangereuse sont le lot quotidien de la population. La mangaka parvient avec brio à créer un monde unique, exotique et surtout cohérent. Si les premiers volumes laissent le lecteur dans le brouillard concernant les relations entre Hole et le monde des Mages, au fil des tomes et à travers les yeux des deux héros, celui-ci va en apprendre plus sur cet univers. La ville poubelle se découvre alors peu à peu, on commence à comprendre son intérêt pour les Mages.
En outre, l'auteur ne s'arrête pas là. Le scénario prend lui aussi de l'ampleur et devient moins flou qu'au début. Le mystère autour de Caïman et de l'hôte présent dans sa gueule s'éclaircit lentement. Le suspense est bien tenu par la mangaka qui sait maintenir son lecteur en haleine. Q. Hayashida en rajoute pourtant une couche grâce aux autres protagonistes de Dorohedoro. Que ce soit Nikaido ou les mages, chacun a quelques secrets qu'on tarde de découvrir. Mieux, le chara-design de l'auteur est léché, travaillé comme rarement. Les Mages sont un vrai bonheur à découvrir. Chacun possède un style, une personnalité propre.
Un dernier mot sur l'univers pour saluer (je crois que vous avez compris que je suis conquis) le talent de l'auteur. Dorohedoro se présente comme un manga sombre, bourrin et souvent violent. Pourtant, on se surprend à rigoler souvent. Les situations sont souvent grotesques, certains personnages le sont encore plus. Q. Hayashida développe avec soin un humour noir, un non-sens régulier.
Graphiquement, le style de l'auteur est unique en son genre. Le trait est épais, grossier par endroit et donne une impression sale, inachevée. Ce style si particulier, proche de planches dessinées au fusain colle parfaitement à l'univers noir de Dorohedoro."
(Extrait d'une critique de Djak, http://www.krinein.com/manga/dorohedoro-3327.html).
Mon avis:
Il en faut générallement beaucoup pour que j'aime un manga papier. Une histoire passionante, un univers original, un dessin magnifique. Doroheboro possède toutes ces qualités et encore plus. La critique ci-dessus m'a devancé pour beaucoup de choses, et je ne peut que réitérer les compliments qui ont été rédigés. L'univers est fascinant, l'humour décapant de noirceur et décalé, l'histoire fouillé et accrocheuse, le dessin tout simplement merveilleux. Au-delà de se régaler à chaque page, il s'agis véritablement d'une oeuvre qui révolutionne le genre cyberpunk. _________________
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